Heartland

Là où l'amour des chevaux guérit toutes les blessures...
 
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 Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]

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Andrew Crawford

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MessageSujet: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Sam 11 Avr - 22:32

[list]Andrew monta dans sa vieille camionette, et c'est suivit de Taylor qu'il gagna sa clinique. Ilyana avait déjà préparé Sleeping, se qui fut un réel plaisir pour le vétérinaire. Il sortir de sa voiture, et embrassa sa petite amie. Bien qu'elle soit énervante, il l'aimait, et il ne voulait en aucun cas arrêter leurs relation. Il caressa Sleeping, qui pouvait de nouveau être monté, sans trop forcer. Son pied était guéri, mais trop de travail d'un coup pourrait le paralyser complétement, c'est pourquoi, une séance d'une demi heure suffirait largement. Quand à sa blessure au poitrail, elle avait cicatrisé, mais il fallait encore la désinfecter tout les jours.

- Taylors, voici Ilyana, ma petite amie, Ilyana,voici Taylor Sanders, ma boss.

Ilyana sourit à la jolie blonde, et lui tendit la main. Elle savait très bien que faire la bise à la patronne de son copain n'était pas .... acceptable. Bref, Andrew saisit les rênes de Sleeping Jack, et expliqua à sa belle brune que s'était Taylor qui le monterais. Elle n'y voyait aucun inconvénient, peut être juste le fait que se serait Taylor qui se ferait complimenter sur sa façon de monter. Le véto donna les rênes à la blonde, et ils se dirigèrent vers le manège.
|/list]

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MessageSujet: Re: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Jeu 30 Avr - 18:14

La Porsche Targa 4S s’immobilisa dans un chuintement de pneus, aux côtés de la camionnette à plateaux, ravagées par les années, d’Andrew Crawford. La cour, propre et bien entretenue, ressemblait, par biens des côtés, à celle d’Heartland. Il y avait des plates-bandes fleuries, du gravier blanc. La petite route de terre battue qui reliait la clinique à la nationale était également bordée de paddocks aux lices marron foncé, dont les encoignures arrondies prévenaient le risque de blessure.
Au bout de l’allée se situait la clinique proprement dite, avec, en renfoncement, un bâtiment bas qui semblait contenir des boxs. Un peu plus loin encore se trouvait un manège couvert, à l’intérieur duquel trottait déjà un cheval, bridé et sellé. Pour le reste, l’endroit était tout à fait correct, et Taylor constata avec plaisir à quel point ses conjectures étaient erronées. Avec sa grâce habituelle, elle quitta prestement l’habitacle, frissonnant dans la brise légère d’avril. Sans prendre la peine d’emporter avec elle une veste, elle avait simplement troquée son jean et sa blouse Chanel pour une paire de jodhpurs crèmes réalisés sur-mesure, et un tee-shirt on-ne-peut-plus-simple en coton blanc, dont seul un discret logo ton sur ton rappelait qu’il avait été acheté chez Fendi. Cette tenue, c’était celle que la jeune femme revêtait lorsqu’elle montait à cheval, mais c’était également celle qu’elle estimait la seyant le mieux – et, naturellement, cela n’avait rien d’une nouveauté, Taylor désirait plus que tout se sentir belle et soignée.
Andrew Crawford sortit à son tour de son véhicule, et, ne sachant trop quoi faire, la jeune américaine le suivit. C’est là qu’elle se rendit compte qu’une parfaite inconnue marchait à leurs devants, et avant même qu’elle n’ait pu réfléchir à cette rencontre impromptue, le vétérinaire faisait les présentations. Ilyana. La belle new-yorkaise se remémora ses conclusions hâtives à propos de la relation d’Andrew et de cette jeune femme ; visiblement, elle avait eu raison de croire qu’ils n’entretenaient pas des rapports strictement professionnels, au vue de l’attitude de l’un et de l’autre. Et, étrangement, Taylor se sentit vexée de constater qu’elle ne s’était pas trompée. Pour une fois. Elle regrettait de ne pas avoir eu tort, aussi inexplicable que cela puisse paraître, elle qui mettait un point d’honneur à toujours avoir raison. Nonobstant, elle s’efforça d’ignorer la sensation désagréable qui lui étreignit le corps, et se força à sourire. Un sourire froid, distant, professionnel, en réponse à celui de…la petite amie d’Andrew Crawford. Puis, constatant que la jeune femme lui tendait la main, elle s’obligea à la serrer, se disant, qu’après tout, il n’y pas de raison à se sentir si bizarrement mal à l’aise.


« Dr Taylor Sanders. Enchanté. »

A nouveau, la jeune américaine se sentit obligée de préciser qui elle était, de manière plus précise et plus vague que ne l’avait fait le vétérinaire. Après tout, elle était neurochirurgien, elle était diplômée d’Harvard ; les gens se devaient d’être au courant d’un tel parcours. Forcément. Et plus que tout autre, cette Ilyana, qui, à première vue, ne semblait pas foncièrement désagréable ni animée de mauvaises attentions.
Par chance, Andrew Crawford interrompit là les présentations, et il prit la direction du manège couvert. Pendant un instant, Taylor se demanda si ce n’était pas là le cheval qu’elle devait monter ; comment s’appelait-il, déjà ? Avec un discret froncement de sourcils, la jeune femme constata qu’elle l’ignorait. A vrai dire, les renseignements fournis par le vétérinaire à propos de l’équidé étaient plutôt confus, si ce n’est inexistant. S’agissait-il d’un hongre, d’un entier ? Taylor se doutait vaguement qu’il ne s’agissait pas d’une jument, sans quoi Andrew en aurait certainement parlé au féminin. Mais, à vrai dire, en était-elle vraiment sûre ? Avec une moue agacée, la jeune femme se sentit vexée à l’idée de devoir tout deviner elle-même. Etait-ce donc si difficile de lui communiquer des renseignements valables ? Le pire étant que, au cours de son existence, jamais quelqu’un n’avait laissé la jeune américaine dans une telle ignorance. A croire que le sort s’acharnait ou bien qu’ici, en Virginie du Nord, les gens se moquaient réellement du statut social de chacun.
Cependant, ils arrivèrent devant le manège. Le fringant pur-sang était effectivement un mâle, et il semblait plutôt bien conformé. Assez fins, on devinait toutefois sa puissance musculaire au vue e sa carrure athlétique ; il semblait également légèrement nerveux, un trait de caractère plutôt classique pour un cheval de sang. Pour le reste, sa robe lustrée et son aspect général témoignaient de sa bonne santé. Toutefois, la jeune new-yorkaise n’avait guère envie de s’en tenir à si peu, et tandis qu’Andrew Crawford pénétrait dans la carrière, elle laissa échapper les mots qui lui brûlaient les lèvres, laissant filer son soprano clair et harmonieux.


« Puis-je savoir quel est son nom ? Sa race ? Son âge ? »

La jeune femme inspira profondément, cherchant à laisser paraître son mécontentement sans pour autant paraître impolie. Puis, son regard se posa sur la jolie brune, et se souvenant qu’elle n’avait jamais pris de gants pour exprimer ses émotions, Taylor décida de laisser libre cours à sa colère.

« Pourrais-je savoir en quoi cela est déplacé de ne pas m’informer de ces choses là ? Dois-je donc tout deviner par moi-même ? Je suis venue ici parce que j’estimais qu’en faisant cela, je me montrais agréable et je rendais un service ! A croire que les gens, ici, sont dépourvus de politesse et de savoir-vivre ! De plus, qui a pris la peine de m’expliquer d’où venait ce cheval ? Pourquoi était-il ici ? »

Avec un sursaut de rage, la jeune new-yorkaise inspira profondément. Au fond d’elle-même, elle savait pertinemment qu’une telle passion à propos de quelques informations futiles n’était pas justifiée. A vrai dire, c’était plus par orgueil et par jalousie qu’elle laissait aller son courroux. Mais cela, Taylor le niait, et refusait de l’admettre. Et elle ne souhaitait pas s’arrêter pas. Peut-être aurait-elle pu se taire, s’excuser, expliquer qu’elle était nerveuse, malade, peu importe. Néanmoins, elle reprit ses vociférations, s’en prenant directement au vétérinaire, que, finalement, n’y était pour rien. Et, tandis que ces précédents propos avaient été prononcés sur un ton relativement calme et contenu, ce qui suivirent ne furent ni plus ni moi que colérique et brûlant d’exacerbation.

« Et vous ! Andrew Crawford ! Vous êtes mon employé ! Je peux vous virer quand je veux, où je veux ! Est-ce clair ? Quel était l’intérêt de me faire venir ici ?! Je sais que vous vous moquez pertinemment de savoir qui je suis, mais puisque vous pensez ainsi, sachez que je peux très bien me passer de vos services ! »

Pause. Inspire. Expire.

«Quel était l’intérêt de me faire venir ici ? L’intérêt, comprenez-vous ? J’imagine que… »

La jeune femme laissa ses paroles en suspens. Puis, sans rien ajouter de plus, elle tourna les talons. Sa conduite n’était pas justifiée. Elle le savait. Elle en voulait au jeune vétérinaire d’avoir une petite amie. Une vie sociale. Elle était stupide. Tout ne tournait pas autour d’elle-même. Elle le savait. Elle ne s’en souciait pas plus que cela. Pourtant, elle venait de prouver qu’elle n’était qu’une femme cynique, égocentrique, inconsciente des autres.
Au loin, un cheval hennit.


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MessageSujet: Re: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Jeu 30 Avr - 19:54

Andrew avait pris Sleeping Jack par les rênes, et l'avait mené à l'intérieur du manège. Il voulait voir si toutes ses blessures s'étaient bien cicatrisées, avant que quiconque ne le monte. Pendant qu'il regardait ses antérieurs, il entendit sa patronne crier vers Ilyana, surement. Il se releva, et alla voir se qui se passait, toujours en tenant l'hongre. Alors qu'il allait répliquer, Taylor se mit à lui crier dessus, sans raison apparente. Elle partit, en colère. Ilyana avait encore dût provoquer cette jeune blonde. Elle lui dit que de toute façon, Taylor n'avait rien d'important dans la monte de Sleeping, et que se n'était qu'une petite peste. Bien que se soit le fond de la pensé de Drew, il n'en dit rien, et s'énerva à son tour contre sa top-modèle.

- FERME LA !Prend le ch'val, et vas le marcher dans le manège. Tu m'énerves Ilyana, c'est quand que t'arrêtes tes conneries.

Oui, car des conneries, elle en avait déjà faits, et des belles !! Elle avait trop collés des clients importants, et ceux-ci avaient envoyé leurs animaux dans la clinique directement rivale à celle du brun.
Bref, il courut derrière Taylor, et l'attrapa par l'épaule, afin qu'elle soit en face de lui. Pas question de se dégonfler, et même si se n'était pas pour sa fierté, Drew devait le faire. Il en avait plus qu'assez de toutes ses femmes le prenant de haut, et faisant n'importe quoi. Alors, sur le même ton qu'elle avait employé, et lui répondit.


- Vous voulez me virez ? Allez-y ! Mais pour quels raisons ? je vais vous dires moi, vous n'en avez aucune, vous cherchez toujours une façon de vous faires remarquer. J'en ai plus qu'assez ! Vous voulez des infos sur le cheval ? Il s'appelle Sleeping Jack, à 9 ans et a été maltraité ! Sa vous va ?! Si je vous aie demandé de venir, s'était parce que je jugeait important pour vous de suivre cet équidés, et voir ses allures. Mais visiblement, cela ne vous sembles pas utiles ! Allez-donc, retournez dans votre pays, allez vous faire remarquer à acheter une robe qui vous des millions, mais en aucun cas, ne venez me soulez, sur mon lieu de travail.

Il avait presque hurlé en disant cela. Sans avoir le temps de lui laisser répondre, il enchaina.

- Maintenant, si vous voulez bien m'excusez, un cheval m'attend. Si vous voulez toujours le montez, et le voir, allez-y, mais sinon, fichez le camp d'ici !

Sur ces mots, à son tour, il tourna les talons, et alla voir sa copine et le cheval. Il se mit au milieu du manège, complétement furax, et cria sur Ilyana.


- T'attends le déluge ou quoi ? Tu crois qu'il vas marcher tout seul ?


Ilyana le regarda, surprise, puis repris le cheval par les rênes, et le fit marcher. Drew serait peut être virer, mais en tout cas, il resterais vétérinaire, et sa clinique serait toujours sa clinique. Si Heartland ne faisait plus partis de ses clients, tant pis !

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Taylor Sanders
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MessageSujet: Re: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Ven 1 Mai - 23:07

Mais qui était cet homme ? Pour qui se prenait-il ? Et pour qui se prenait-elle, elle, Taylor Sanders, vingt-six ans, et irrévocablement effrontée ?
La jeune femme quitta le manège couvert au pas de course, sans même se retourner. A une centaine de mètres de là, sa voiture lui apparaissait comme un refuge duquel on ne pourrait l’en sortir. Elle avait besoin de se calmer. Mais elle était tranquille. Curieux paradoxe. Elle était stupide, surtout. Folle, peut-être. A bien y réfléchir, elle n’était qu’une femme parmi tant d’autres, un être de plus sur Terre, un médecin, certes, mais cela n’y changeait rien. Elle pouvait se montrer désagréable et injustement exécrable à raison d’avoir des motifs valables ; mais aujourd’hui, rien ne justifiait sa conduite. Elle avait tout à tour dédaigné Andrew Crawford, puis elle l’avait ignoré, avant de l’apprécier. Désormais, elle le haïssait. De plus profond de son âme jusqu’à la surface de sa peau marmoréenne, elle vibrait d’une passion courroucée à l’égard du vétérinaire, lui en voulant même d’exister. Sa manière d’être un parfait archétype du gentleman qui applique les préceptes dispensés par foule de discours prudes et moralisateurs exacerbait la jeune américaine. Mais ce qui l’énervait par-dessus tout, c’était sa conduite, à elle. Elle n’était ni plus ni moins qu’une idiote, elle le savait. Depuis seize ans maintenant, elle s’était promis de ne plus jamais se laisser aller à des émotions aussi futiles qu’inutiles, de peur de souffrir à nouveau. Voilà qu’elle laissait à nouveau s’échapper un peu de sa ferveur, et le tourment reprenait de plus belle, martelant ses tempes, transperçant son cœur, empoignant son être jusqu’à la moelle. Elle s’était laissée emportée par ses sentiments, elle avait eu tort, elle le payait. Tout se résumait dans cette phrase. Nonobstant, Taylor en avait parfaitement conscience, la vie ne se résumait jamais. Jamais. Pas plus que les actes. Même si elle fuyait, elle serait tôt ou tard confrontée à la réalité et à l’implacable destin à jamais changé qui en découlerait. Peut-être cela valait-il pour cette accès soudain de rage vis-à-vis d’Andrew Crawford et de cette Ilyana, mais c’était surtout recevable pour le reste ; les décès, les trahisons, les peines. Soudainement face à face avec son existence, la jeune new-yorkaise comprit amèrement à quel point des paroles pouvaient changer le cours des choses. Elle qui n’avait jamais cru en leur pouvoir dévastateur se retrouvait au pied du mur. Alors, elle ne souhaita plus qu’une chose : gagner sa voiture, grimper dans l’habitacle, et fuir cet endroit, fuir Andrew Crawford, fuir ce cheval inconnu. Fuir. Gagner New-York, peut-être. Venir ici avait été une erreur. Quitter Boston, quitter Manhattan, tout quitter. Une erreur.
Dix mètres, peut-être quinze. Plus pressée que jamais, Taylor hâta le pas. Dans la poche de ses jodhpurs crème, ses mains agrippèrent la clé. Ses doigts fuselés pressèrent le bouton. Le bruit caractéristique se fit entendre, en même temps que les phares de la Porsche s’illuminaient, l’espace d’un instant. Cinq mètres. Le souffle court, la jeune femme tendit le bras. Mais sa peau eut juste le temps d’effleurer la portière qu’une main s’abattait sur son épaule. Alors, pendant quelques fractions de seconde, le temps sembla s’arrêter. C’est comme si, dans un rayon d’une dizaine de kilomètres, chaque être vivant s’était arrêté de bouger. Plus aucun mouvement, plus aucun son. Une paix absolue. Avec le brouhaha confus de la vie extérieure, là-bas, au loin. Cela ne dura même pas le temps d’une respiration ; mais pour Taylor, cela fut une éternité. Puis, le ténor gronda derrière-elle. Alors, comme d’un seul mouvement, tout se remis à bouger. On entendit les voitures, les oiseaux, les grondements sourds de quelques voisins inconnus. Et cette voix grave, encore. Douce, harmonieuse, vibrante d’une passion suave, exquise.
La jeune new-yorkaise ferma les yeux, tandis que derrière-elle, Andrew Crawford proférait ses bravades. Elle s’efforça de rester immobile, se concentrant sur tout, sauf sur ça. Puis le silence se fit, soudain, brutal. Des bruit de pas sur le gravier. Des bruits qui décroissent. Pour autant, la jeune femme n’esquissa pas le moindre mouvement. A demi appuyée sur la carrosserie, elle attendit que le son se soit totalement estompé avant d’oser se retourner. Il était là, au bout de l’allée. Avec, derrière, sa stupide clinique vétérinaire. Son stupide cheval. Et sa stupide petite amie. Cette vision, aussi innocente put-elle paraître, fit frémir Taylor, qui, enfin ouvrit la bouche. Les morts sortirent seul de sa gorge, mesurés et doux. Il n’y avait plus aucune trace de colère dans sa voix. Une once de déception peut-être. Mais c’était tout. Le timbre en restait froid, mais il n’était plus aussi impersonnel. Distant et proche, trop proche, en même temps.


« Je ne vous renvoie pas, Mr Crawford. Je n’en ai jamais eu l’intention. »

Et dans sa bouche, cela sonnait presque comme des excuses.
Puis, sans une seule parole de plus, la jeune new-yorkaise grimpa dans l’habitacle. Elle se laissa choir sur le siège en cuir, la tête emplit de ces souvenirs qu’elle aurait tant voulus oublié. Son erreur la rappelait sans cesse à sa souffrance, et aujourd’hui n’avait pas dérogé à la règle. C’était ainsi, et il n’en serait jamais autrement, malheureusement.


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MessageSujet: Re: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Ven 1 Mai - 23:27

Ilyana n'avait toujours pas compris qu'elle devait monter l'hongre. Andrew n'en dit rien, s'approcha d'elle, et ferma les yeux. Il lui prit la tête entre les deux mains. Il le savait depuis des jours, mais n'avait pas osé lui dire. Il ne supportait plus toutes ses manies, ses caprices, ni rien. Il plaça sa bouche près de ses oreilles, et lui chuchota quelques petites phrases.

- Je suis désolé ... Je t'aime Ilyana. Mais sa ne peut plus durer.

Ses mots firent l'effet d'une bombe pour la jeune femme, qui pleura. Elle tendit rapidement les rênes à son ex, et s'en alla. Andrew caressa le cheval, et soupira. Il observa la top s'en allée. Elle lança un regard noirs à Taylor en passant devant elle. Elle savait bien que s'était sa faute, mais elle ignorait la suite de l'histoire, le fond des pensées de Drew. D'ailleurs, il se pressa de donner Sleeping à un palefrenier, lui demandant de ne pas le desseller, et marcha le plus rapidement que possible vers la voiture de Taylors Sanders, cette fille qu'il détestait tant. Mais de quelle façon la haïssait t'il ? Parce qu'elle était incontestablement détestable, ou tout simplement attirante ? Il s'arrêta quelques instants, puis reprit son pas, l'air le plus naturel possible. Il la regarda.

- Bien, de toute façon, vous ne trouverez pas meilleur que moi.

Souffler. Ouvrir les yeux. Ne pas rire.


- Je m'excuse pour mon comportement de tout à l'heure. Ilyana m'avait énervée.

Il n'évoqua en rien leurs ruptures récentes de quelques secondes, peut être une minutes à présent. Il plongea son regard dans les yeux de Taylor. Il eu l'envie irrésistible de pencher sa tête vers elle, et que ses lèvres touchent les siennes.
STOP !
Drew n'avait plus les idées en place . Il ne comprenait plus rien. Etait-ce le fait que cette blonde fatal le déteste autant que lui la méprisait ? Sans aucun doute. Mais, Drew n'avait jamais connus se sentiments là, celui qui venait de s'installer en lui.


- Si vous êtes toujours partante, Sleeping Jack vous attend.

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MessageSujet: Re: Sleeping est prêt [ Taylor + LB 1 ou 2 si vous voulez ]   Jeu 14 Mai - 20:34

« Je suis désolé, Mr Crawford. Mais je crois que cela suffira pour aujourd’hui. »

Ni sourire, ni rire. Le visage froid resta impassible. Aucune émotion sur cette beauté peinte. Les yeux, pétillants mais figés, les lèvres, belles mais glacées. Pourtant, ce n’était pas la colère qui s’était ressentie dans ces quelques mots. Simplement la déception. Le regret. Mais de quoi ? Taylor n’aurait su le dire. Cependant, au plus profond d’elle-même, elle éprouvait ce sentiment de fragilité et d’amertume qu’il lui était si peu connu. Mais il était encore trop incertain pour qu’elle puisse en faire part à qui que ce soit, plus particulièrement au principal intéressé. Andrew Crawford. C’était comme une flamme, légère, vacillante, qui dardait sa lumière encore hésitante sur le monde environnant, attendant de pouvoir grandir pour illuminer la Terre entière. Par conséquent, la jeune femme n’avait nullement l’intention de prolonger sa visite en ces lieux qu’elle ne jugeait que trop inhospitaliers, même si, malgré elle, elle appréciait la présence du vétérinaire à ses côtés. Il était à la fois horripilant, agaçant, déroutant…et désirable. Là était le paradoxe, que la jeune new-yorkaise ne s’expliquait pas. Quand bien même, elle aurait été incapable de se l’avouer, elle, celle que l’on jugeait distante et incapable de ressentir plus qu’une affection amicale pour quelqu’un. Pour l’instant.
Et c’est ainsi que les secondes et les minutes s’écoulèrent, avant que la sonnerie d’un portable ne vienne rompre l’intimité de ce moment, aussi agressif fut-il. Violemment ramenée à la réalité, la jeune américaine laissa échapper un soupir qu’elle espéra discret, l’air de « The Best Damn Thing » emplissant l’habitacle. Résignée, Taylor s’empara de son BlackBerry Storm, constatant avec surprise que l’appel venait du ranch. Ses sœurs ? Heaven avait parlé d’une balade sur les collines. Quand à Anna…Avec stupéfaction, la jeune femme remarqua qu’elle n’avait guère vue ses sœurs depuis leur arrivée en Virginie. A vrai dire, c’était tout juste si elles s’étaient croisées dans les méandres de la propriété. Dire que cette mascarade avait pour premier objectif leur rapprochement…Pendant quelques instants, la jeune new-yorkaise ferma les yeux, essayant de se souvenir de la dernière fois qu’elle avait partagé un moment d’intimité avec Anna et Heaven. Elle n’y parvint pas. Et pour cause ! Leur majorité avait signé leur séparation, chacune quittant le cocon familial pour découvrir de nouveaux horizons. Puis avec les études étaient venues les amis et le reste, la famille n’avait alors été qu’une banalité, quelque chose dont on se moquait. Finalement, depuis huit ans maintenant, les Triplés S ne s’étaient quasiment pas vues. S’en était consternant. Et c’est pour cela qu’elle ne répondit pas.
Un léger mouvement d’Andrew Crawford arracha Taylor à ses réflexions, et celle-ci se força à se composer un visage charmant et agréable. Puis, avec un léger sourire, du genre de ceux que l’on adresse aux personnes que l’on apprécie mais qu’on ne connaît que trop peu, elle décida qu’il était temps de couper là cette conversation – si s’en était une.


« J’ai été ravie de faire votre connaissance. Alors…Je vous dis à samedi prochain, n’est-ce pas ? »

C’était de la pure rhétorique, et la jeune femme le savait. Pourtant, elle se sentit obligée d’ajouter cette question qui n’en était pas une, comme pour s’assurer que le vétérinaire viendrait ; nonobstant, elle n’attendit pas la réponse, et tourna la clé de contact sur ces entrefaites. Le moteur rugit, laissant entendre un aperçu de sa puissance, avant de se calmer, et de se transformer en un ronflement doux et plus agréable à l’oreille. Puis, la Porsche recula, faisant crisser le gravier, avant de faire demi-tour, et de prendre de la vitesse. Les yeux fixés sur le tableau de bord, Taylor constata que cette visite avait durée en tout er pour tout seize minutes – et n’avait eu, pour ce qu’elle avait pu en voir, strictement aucun intérêt. Pourtant, elle devait l’admettre, elle aimait, dans la mesure du possible, Andrew Crawford. Disons que…qu’elle l’appréciait, voilà tout. Mais c’était tout. Les sentiments de la jeune américaine n’allaient pas au-delà, et supporter la compagnie du vétérinaire plus de quelques instants semblait impossible, tant il était…agaçant. Pourtant, sa présence était agréable, aussi inexplicable soit-il. Cela n’obéissait à aucune logique, sauf une, et la jeune femme n’avait guère envie d’explorer cette piste pour l’instant. A la place, elle préféré ouvrir la fenêtre côté passager, appréciant la caresse de l’air frais sur ses cheveux, et alluma la radio. L’air de « Rush » emplit l’habitacle, et Taylor s’efforça de se concentrer sur les paroles, dans l’espoir d’oublier le reste. Peine perdue. Tout était trop violent, trop soudain, trop agressif. Trop compliqué. La jeune femme soupira de nouveau ; il fallait qu’elle arrête d’y penser.
Face à elle, la route s’étendait à perte de vue, se dépliant tel un étroit bandeau d’asphalte. De parts et d’autres de la chaussée, de hautes clôtures en rondins obstruaient la vue ; à gauche, c’était l’immense forêt de Monongahela, dont les hauts sapins empêchaient le soleil d’atteindre la route. Pourtant, Taylor se sentait à l’aise dans ce décor qu’il ne lui était par trop peu familier ; au moins ici n’avait-elle pas à se confronter à des gens qui l’auraient obligé à assumer la réalité. C’est donc ainsi qu’elle fit vrombir le moteur, jusqu’à atteindre la vitesse de croisière de cent miles, toutes fenêtres ouvertes et le la musique « on full blast », dans l’air déjà chaud de ce mois de mai, perdu quelque part en Virginie du Nord.
Combien de temps roula-t-elle ainsi ? La jeune américaine n’aurait su le dire précisément de son propre chef, mais lorsqu’elle risqua un coup à sa montre, il était déjà trois heures passés. Lorsqu’elle avait quitté Andrew, il n’était que midi. Cependant, cela n’avait guère d’importance ; bizarrement heureuse, Taylor n’avait pas envie, pour une fois dans la vie, de se soucier d’autre chose que de vivre. Tout simplement. Le décor était peut-être sombre, elle était bien. C’est tout.
Sur la gauche, la forêt observa une légère boucle, tandis qu’un parking et des tables de pique-nique sommaires se découpèrent devant les grands arbres. A côté, une pancarte indiquait une des entrées du parc, mentionnant également l’interdiction de fumer à proximité du bois. Ralentissant, la jeune femme avisa alors une baraque modeste, à la peinture défraîchie, mais qui semblait proposer hamburgers et frites, tel un vieux film américain. Et n’ayant rien mangé d’autre depuis une dizaine d’heures maintenant, Taylor décida de faire halte ici. Sans grand ménagement, elle gara son véhicule sur l’un des emplacements prévus à cet effet, apprécient le soudain silence lorsque la radio fut coupée. L’endroit était sombre et frais, étrangement reposant. C’était agréable.
Descendant de la voiture, la jeune femme vacilla quelque peu, les jambes légèrement engourdies par le trajet, avant de retrouver sa démarche coutumière. Elle gagna rapidement la petite boutique, commanda un cheeseburger au bacon, une barquette de frites et une canette de Coca-cola, se haussant sur la pointe des pieds pour attraper le tout et tendre son billet de dix dollars. Puis, elle alla s’asseoir sur l’une des grossières tables de pique-nique en bois, expédiant son semblant de repas avec une nonchalance qui lui était encore inconnue. Finalement, l’insouciance pouvait avoir du bon. Même si Taylor avait parfaitement conscience que cette euphorie apparente masquait en vérité un sentiment plus profond, qu’elle s’efforçait de fuir, par tous les moyens. Pourtant, était-il vraiment si désagréable que cela ? Non, bien au contraire.
Avec un léger sourire, la jeune américaine avala sa dernière bouchée de hamburger.

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